La Tour de Babel

 

Il y a des symboles qui reviennent sans cesse jusqu’au moment où nous les comprenons. Je crois que le plus récent a été celui de la Tour de Babel. Le plus étrange est que je n’avais aucun lien avec elle, cette tour ne m’avait jamais parlée et attirée jusqu’au début de l’année 2016. C’est à ce moment là où j’ai commencé à la voir partout : son nom sur des livres, sa représentation sur un mur à Lyon, dans un château au Portugal, dans mes rêves sous un coffre ou encore sous les traits de la Divine Comédie de Dante à Florence.

Tour de Babel dans la  Bible

J’ai lu plusieurs versions de la Bible qui évoque la tour de Babel. Une version parle du faire que les hommes l’ont créée pour se rassembler et pouvoir échapper à un éventuel nouveau déluge. Nemrod, l’architecte de la tour de Babel n’est autre qu’une des descendants de Noé. La version la plus connue est bien sur celle de la création d’une tour des hommes pour se rapprocher de Dieu, celui ci n’accepta pas cet orgueil et la détruisit en divisant les hommes par le langage.

« L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. »

Babel veut dire confusion. Le manque d’équilibre de la tour entraîne la confusion sur les plans terrestre et divin. Les hommes ne s’entendent plus.

La voir autrement

Dans la Genese 11. 1-9  L’Eternel dit (juste avant la création de la Tour de Babel): « «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. »

Nous comprenons l’idée de force, de l’Unité entre les hommes. Les langues ont dispersé les hommes et ont amené des difficultés à créer ensemble. Nous sommes tous dans la recherche, nous recherchons l’unité comme l’unité d’une langue. D’ailleurs Dieu sépara le langage commun en 73 langues (et 7+3 = 10 = Un).

J’ai continué d’analyser cette tour, celle qui monte et relie Terre et Ciel. La représentation de la tour dans les peintures, avec une base plus grande que le haut, nous donne l’impression d’une spirale qui nous amène à un centre. Comme la Rose, le labyrinthe ou la suite de Fibonacci. L’envie d’arriver à un point précis mais encore faut il encore suivre le bon chemin en ayant des intentions nobles.

La destruction de la tour, la langue commune perdue nous ramène à nos propres questionnements : Est ce que ce chemin vers le divin est bon? Est ce le bon chemin pour y arriver ?

 

La Destruction de la Tour

Les hommes décidèrent de construire une tour physique, celle-ci connu le châtiment divin. Dieu leur dit que ce n’était pas la bonne façon d’y arriver. Ce n’est pas dans la matière et en construisant une tour physique que nous devons nous rapprocher du divin c’est en nous. Nous devons être un vase prêt à accueillir le sacré.

Nous devons enlever ce qui nous rattache trop au matériel : la hâte, l’envie de bruler les étapes, l’orgueil.

Nous devons former cette tour, comme l’arbre prenant racine dans la Terre et s’éclosant ses feuilles dans le Ciel. C’est avant tout en nous mêmes que nous devons travailler. Être la tour, c’est à dire être centré et aligné : les pieds ancrés dans la Terre et la Tête au ciel.

Bâtir la tour de Babel pour aller vers dieu est créer un lien superficiel avec lui, cela ne donnera rien car le chemin pour accéder au divin n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Les hommes souhaitaient être au plus près de Dieu, ils voulaient s’élever sans connaissance et sans bonne intention. Il y a une différence entre se rapprocher de Dieu physiquement (en construisant une tour, en volant près du soleil comme Icare) et en faisant descendre les cieux en nous.

La Tour de Babel représente le désir de s’élever mais sans y arriver. La Maison-Dieu du Tarot nous montre une tour touchée du tonnerre et nous rappelle évidemment Babel. Pourtant, la maison-dieu au moyen âge était un refuge protecteur. Notre parcours sera semé d’embûches jusqu’à trouver l’harmonie et le bon alignement.

 

Conclusion

Pour conclure, La destruction de la tour nous montre un retour à la matière et nous renvoie à nos propres défauts : pourquoi cela n’a pas fonctionné ? qu’aurais du-je faire ? Cette tour, cet axe que nous voulons construire jusqu’au divin c’est nous. C’est une métaphore de notre être et de notre quête d’élévation verticale. Mais attention à ne pas reproduire Babel . On ne doit pas y aller avec vanité, aller trop vite mais au contraire construire petit à petit cet axe. C’est un appel au travail pour continuer la construction de cette tour.

L’homme doit rencontrer Dieu en son être intérieur et non en dehors.

Mais la destruction est là pour mieux reconstruire. Le Solve et Coagula. Si certains voient la tour comme une mise en garde, je la vois comme un moyen de réflexion. Le chemin vers le divin arrive mais encore faut il trouver la bonne façon d’y aller. 

 

«Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots.

Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent.

Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment.

Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.»

L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes,

et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté.

Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.»

L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville.

C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre.»

(Génèse XI – 1 à 9)

 

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