La Magie en Egypte, Heka

Décidément, tout ce que je lis et que j’apprends sur la spiritualité égyptienne me remue. Il y a quelques mois j’écrivais dans plusieurs articles ma difficulté à pratiquer la magie car je sentais une dissonance en moi.

Au plus profond de moi, je me disais qu’il y avait des risques (pendant le rituel et après), mais aussi je me posais la question : Pourquoi réaliser des rituels ? (surtout à but personnel). S’il y a un destin, si les choses doivent se faire ça se fera donc pourquoi à changer cela? J’étais aussi Celle au milieu.

J’ai toujours eu du mal à demander à l’univers. Quand je me préparais pour le faire je ressentais toujours une angoisse : quelque chose ne m’allait pas dans cette façon de faire.

Dans ce que je ressens et ce que je vais dire me concerne simplement, je ne dis évidemment pas que c’est la vérité. Cela vaut pour moi. Donc..dans ce que je ressens, je pense que tout le monde ne peut pas pratiquer la magie. On ne doit pas la pratique « n’importe comment ». Pour cela il faut un compréhension globale du monde, comprendre comment ces énergies fonctionnent, savoir reconnaître les forces (c’est pour cela que les mages étaient accompagnés de médiums dans les rituels) et les maitriser.

La magie en Egypte

Voici quelques informations trouvées dans le livre Les Dieux Masqués de Réné Lachaud : Pour les égyptiens, la magie c’est connaître les lois. Elle découle du divin et ne peut se comprendre que dans la sphère de la sacralité. C’est un art bénéfiques au profit des pharaon, elle opère au niveau spirituel mais aussi individuel en tant que magie curative, amoureuse ou oraculaire.

On peut la définir comme une science mais aussi un art. le mage connait la langue hiéroglyphique,  les symboles, les nombreux niveaux de lectures.  Il connait les gestes, les formules, amulettes, les incantations et mots de pouvoir. Il accélère le processus naturel car il connait les mystères de la vie et de la mort.

La vision du monde égyptienne c’est se transformer soi même et c’est à l’intérieur de l’être que l’on transforme le monde autour de nous. Le travail passe par nous, en regardant vers soi, pour retrouver le divin et le faire descendre dans la matière.

Heka

Dans ma formation Sat râ avec Iris Madeleine j’ai découvert  la notion de Heka en Egypte. J’ai continué mes recherches. Je crois que j’ai encore du mal à voir tout ce que ce concept implique,

Voici mes notes:

Heka c’est la divinité qui personnifie la puissance magique, c’est le principe divin qui unit toutes les manifestations. Avec Heka, l’univers manifesté s’ordonne et s’organise.

C’est un outil neutre, tout le monde capable de l’utiliser, c’est un pouvoir créatif.

Son symbole c’est He : les noeuds qui relient les trois mondes (terrestre, célestes et intermédiaire) pour fixer et le Ka, le double énergétique du corps sur un autre plan. (Ka = notre force vitale reliée à la force universelle du cosmos, l’énergie créatrice de chacun qui contient notre corps physique).

On veut donc nouer la force génératrice qui est en rapport avec les forces de l’univers. En Egypte, on dit que les étoiles sont reliées entre elles par une corde et seuls les dieux peuvent bouger ces cordes.

Chez les égyptiens faire de la magie c’est connecter : Comment on interconnecte, quelles sont les lois de la nature etc..  Faire de la magie c’est se connecter à l’univers et à ses énergies.

Heka est donc la force vitale douée de volonté, la force créatrice, la force d’attraction (et non de répulsion). On relie des choses distinctes entre elles, on fait une union. Mais pour faire union, les égyptiens disaient qu’il faut penser avec le coeur, toute forme de connaissance réelle vient de là. En premier c’est se vaincre soi même, se maitriser pour se transcender.

Utiliser Heka demande sagesse et connaissance, il y a partout une résonance cosmique (la loi de vibration du Kybalion) et est régit par la loi de Maât (mon article dessus) pour respecter l’ordre et l’équilibre. le pouvoir de Heka doit être au service du divin et de l’équilibre et non de l’égo et du pouvoir personnel. Tout ce que nous faisons dans la matière se répercute dans l’invisible et inversement, c’est le célèbre axiome tout est ce qui est en haut est comme ce qui est en bas (et tout ce que tu es en bas est comme ce qui est en haut).

Il y a un travail de l’équilibre, entre Mâât et son oposé (le chaos) Isfet. Ce travail de l’ombre et de la lumière que l’on va équilibrer en nous en premier pour ensuite le diffuser à l’extérieur.

Tout est lié, Heka ordonne pour permettre un équilibre cosmique. Avec cette notion on en vient à se poser la question : Pourquoi j’utilise la magie? à quelles fins? que sert on ? La magie peut être vu comme une voie de pouvoir. Même si nous avons une très bonne intention, peut être que le résultat ne sera pas « bon » pour la personne, il peut avoir des effets collatéraux non prévus.


Pour résumer cette pensée égyptienne, je note qu’il faut agir comme un être conscient
et ne pas prendre la magie comme une quête de pouvoir terrestre.

5 commentaires sur “La Magie en Egypte, Heka

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  1. Merci pour ce partage, un rappel au bon sens et une mesure de l’ambition humaine au service du collectif. La magie serait elle le recours pour lutter contre cette atomisation de l’individu que nous vivons dans nos sociétés modernes ? Une reconnection à la nature, mais aussi à la nature humaine-animal, aux hommes et leurs luttes perpetuelles pour rester vivant ?

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